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Les bonnes nouvelles du Kidam

TOP INFO :

Après interruption pour travaux en 2013 et 2014, le Trophée KIDAM a repris son cours depuis 2015.

Initialement course de Vélos Couchés, le Trophée KIDAM s'ouvre depuis 2010 à de multiples catégories nouvelles : Vélomobile, Trike, Vélo caréné, Draisienne, Footbike, Vélo pliant, Vélo cargo, Handbike (handisport) et Skateboard de Vitesse...

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Les informations utiles pour venir

Le Trophée KIDAM 2017, se déroulera le samedi 20 mai, sur le mythique vélodrome Jacques Anquetil "La Cipale" (inauguré le 28 avril 1895 !), site classé, situé en lisière sud du Bois de Vincennes, à l'Est de Paris !

Conformément à la tradition, les épreuves du KIDAM (kilomètre arrêté) inclueront aussi, un 200 mètres lancé et une course de l'heure (voir 1/2 heure pour les catégories moins performantes ou débutants)

Pour les amateurs d'ambiance gastronomique, le sympathique Restaurant de La Cipale est ouvert, hors week-ensds, du lundi au vendredi...

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La page culturelle et historique

Le kilomètre départ arrêté peut est considéré comme l’épreuve cycliste et sportive la plus complète. Le concurrent y est soumis à l’association de l’effort immédiat, ainsi que celui de l’endurance.

L’effort donné s’y termine en anaérobie, après avoir puisé dans les réserves aérobies et donc faire produire beaucoup de catabolites.

La sollicitation musculaire intense y dépasse la brièveté de l'effort….sous réserve, bien sûr, de s'être donné  à fond (et ce dont vous ne serez pas obligé)…

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Pour les amoureux de Cinéma, « La Cipale » a été consacrée décor de nombreux films.
Citons :
Rue des Prairies (avec Jean Gabin et Claude Brasseur)
Monsieur Klein (avec Alain Delon),
Le Vélo de Ghislain Lambert (avec Benoît Poelvoorde)
La rafle (avec Mélanie Laurent et Jean Reno)

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L'anneau magique de la Cipale ! (Vidéo Exclusive ICI)

Les plus grands champions cyclistes du XXe siècle ont couru sur cet anneau. A l’entrée, un bas relief en bronze est consacré aux frères Pélissier, Charles, Francis et Henri, vainqueur de la Grande Boucle en 1923. L’endroit fut baptisé Vélodrome Jacques Anquetil (1934-1987) à la mort du quintuple vainqueur du Tour de France.. La Cipale incarne aussi le Grand Prix de Paris avec Daniel MORELON et Pierre TRENTIN, 2 immenses champions français.

Elégance et Jeux Olympiques de 1900 à la Cipale...


La Cipale en 1907


Sur ce vélodrome du bois de Vincennes, Merckx a signé ses cinq victoires.

Par Dino DIMEO et Michel CHEMIN

samedi 26 juillet 2003 (Liberation)

L''endroit est resté bucolique avec ses tribunes 1900 et son accès dérobé, à l'orée du bois de Vincennes, côté Charenton-le-Pont (Val-de-Marne). Inauguré en 1894 sous le nom de « Vélodrome municipal de Vincennes », plus connu sous le nom de "Cipale", il se languit du Tour. A l'entrée, un bas relief en bronze est consacré aux frères Pélissier, Charles, Francis et Henri, vainqueur de la Grande Boucle en 1923. L'endroit fut baptisé Jacques-Anquetil (1934-1987) à la mort du quintuple vainqueur du Tour de France. Mais plus que «maître Jacques», c'est Eddy Merckx, «l'Ogre de Tervuren», qui, côté Tour, a marqué les lieux de son empreinte, concluant sur la piste de béton ses cinq victoires (1969, 1970, 1971, 1972 et 1974). Dans un supplément du quotidien le Soir, consacré aux champions belges, Merckx évoque son premier succès : «Cette victoire de 1969 reste mon meilleur souvenir. C'était un rêve de gosse. Petit, je jouais à Gaul, à Bobet. Quand je me suis retrouvé à la Cipale devant 30 000 personnes qui scandaient mon nom, j'ai eu la chair de poule et les larmes aux yeux.»

Merckx arrivee 1969

Arrivée d'Eddy Merckx à la Cipale - Victoire au Tour de France 1969

C'est la démolition de l'ancien parc des Princes et de son vélodrome qui permit, de 1968 à 1974, à la Cipale d'organiser l'arrivée du Tour. Le nouveau Parc n'ayant point les attributs d'un vélodrome, l'aventure aurait pu se poursuivre. S'il n'avait germé dans quelques esprits l'idée d'une arrivée sur les Champs-Elysées. Le journaliste de télé Yves Mourousi milite dans ce sens et finit par convaincre la mairie de Paris, qui enverra le Tour aux Champs à partir de 1975. La Cipale a accueilli les épreuves sur pistes des JO de 1900 et de 1924, mais est absente des candidatures pour les Jeux de 2008 et de 2012. «Elle n'est plus aux normes» , justifie-t-on, et la construction d'un vélodrome est prévue, pour l'instant à Aubervilliers. La Cipale peut craindre une démolition pure et simple, si elle n'est pas classée aux monuments historiques.

Polyvalence. La Cipale continue à accueillir des épreuves sur piste de jeunes, cadets et juniors, et sert également d'aire d'entraînement en plein air aux locataires de l'Insep (Institut national des sports) tout proche. La Cipale sait aussi se faire polyvalente, accueillant des concerts (Santana, Jean-Jacques Goldman...), du base-ball, du softball (base-ball féminin), du football américain. En attendant, dimanche, la Cipale accueillera encore des cyclistes, loin du brouhaha du Tour. Ceux qui participent aux épreuves du 7e Festival olympique de la jeunesse européenne (Foje). Une compétition pour les 14-18 ans, organisée cette année à Paris jusqu'au 1er août. Mais la piste de ciment, d'un déroulé de 500 mètres, ne servira qu'aux échauffements pour les épreuves sur route programmées autour du bois de Vincennes.

Dans cet endroit plus que centenaire, l'équipe de France de cyclisme prend l'air régulièrement à l'abri des regards. Mais ce sont surtout les clubs de vétérans qui en ont fait leur aire de jeu. L'arrivée en janvier de Joël Boissin, agent de maîtrise de la Ville de Paris, a enfin redonné un coup de jeune à la piste en ciment. «En six mois, cet homme a fait plus pour la Cipale qu'en cinquante ans», jure Christian Maras, entraîneur et retraité, qui continue d'entraîner bénévolement qui le veut bien derrière son derny (cyclomoteur). Christian, 67 ans, vient de tourner une bonne heure sur sa machine infernale, retrouvée par hasard au fond d'une remise et restaurée avec amour pour qu'elle puisse ronronner. «Il a fait Bordeaux-Paris», précise ce nostalgique des années Vel d'hiv. Près de lui sa femme, Micheline, ne le quitte pas des yeux. En 1973, le jour de l'arrivée du Tour à la Cipale, Micheline mettait pour la première fois les pieds dans un milieu qu'elle ne quittera plus. C'était l'année de Luis Ocana, qui venait de s'intercaler dans la longue domination d'Eddy Merckx.

«Jan Janssen est le premier à avoir gagné ici, raconte Maras. Au terme d'une bagarre sans merci avec Herman Van Springel lors du dernier contre-la-montre. Mais Van Springel, c'était surtout Bordeaux-Paris, qu'il a remporté sept fois.» Pour ce passionné de la piste, la Cipale incarne surtout le Grand Prix de Paris. «C'était l'époque de Daniel Morelon et d'Alex Pontet, précise celui qui fut entraîneur avec l'ancien champion. Le dimanche, il suffisait de regarder le programme, et on avait le choix entre dix courses. Aujourd'hui, il n'y en a plus que trois. Mais, dans ces dix courses, s'il y en avait une qui se terminait sur un vélodrome, c'est celle-là qu'on choisissait. C'est tellement beau d'arriver sur un vélodrome.»

Les années-Tour le chatouillent un peu. Les grands noms, il a connu bien sûr. Des années à se cacher dans les cagnas du Vel d'hiv pour pouvoir observer les Coppi, Bartali, Rivière ou Anquetil. «Les gardiens le savaient et passaient avec les chiens. Nous, on mettait du soufre pour qu'ils ne nous reniflent pas.» Des tonnes de souvenirs qui se bousculent. Il aimerait tout ressortir, là, comme un roman. Alors, cela sort par bribes. «Il y avait des drôles de gars dans les parages, dit-il. Un jour, Jean Robic s'était mis en tête de fabriquer un casque avec du caoutchouc. Fier de lui, il était allé voir Raphaël Geminiani avec sa trouvaille et pour lui prouver sa solidité il avait empoigné un marteau et s'était tapé sur le crâne. "Tu vois que c'est solide." Une minute plus tard, un filet de sang avait coulé sur sa joue.» Fataliste, il précise que le malheureux s'est tué sur la route.

Six jours. Il rappelle que les coureurs de l'époque pédalaient comme des fous, que les Six Jours cela voulait dire pédaler six jours, sauf une heure par jour pour nettoyer la piste. Il insiste aussi sur le fait qu'ils étaient fauchés comme les blés. «Bernard Hinault était venu coucher à la maison, pour disputer le championnat de France de poursuite. C'était en 1976, et il avait gagné ici même à la Cipale. Comme j'étais chauffeur de taxi, il me demandait de l'accompagner à Montparnasse pour qu'il puisse rentrer en Bretagne. Lui ne payait pas le train. Son père était cheminot.» Christian Maras décrit son lieu comme une pièce d'archéologie d'une valeur inestimable. «Celle-ci est tout ce qui nous reste dans la région. Avant il y en avait un peu partout. Le vélodrome rond de Vaugirard, celui de la Croix-de-Berny, le Buffalo de Montrouge... Tout a été cassé pour construire des HLM.» Reste ce vestige d'une époque qui correspond à un milieu qui refuse de vieillir

Dans le cadre des Jeux Olympiques de 1900, des matches de cricket, de rugby et de football se déroulèrent à la Cipale. Pour l'occasion, l'enceinte construite en 1894 fut agrandie avec la construction de deux tribunes latérales. Outre ces rencontres de sports collectifs, le stade accueillit également des épreuves de gymnastique. La plupart des autres épreuves des Jeux se déroulèrent sur les installations du Racing Club de France du Bois de Boulogne.

Le cricket, le football et le cyclisme à la Cipale pour les Jeux Olympiques de 1900 (et 1924)...

Une foule nombreuse et hors du temps, juste avant la guerre de 1914 .


 

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